Histoire de l’homme qui ne pouvait pas aimer une femme parce qu’elle ne savait pas bien ranger ses placards ou la triste histoire de X Connard à Rolex et de Très Belle
La femme de XCR(vous avez compris de qui il s’agit, je ne vais pas développer à chaque fois XConnard à Rolex) était décédée depuis un an ; soit dit en passant, elle, elle savait ranger ses placards ainsi que faire provision d’insecticide, 8 bombes, et de lessive liquide, 15 bouteilles de 5 litres et des wagons de grands crus qui tournaient tranquillement à la piquette dans la cave de sa grande maison de MM pendant que son mari toujours absent gagnait l’argent destiné à construire des placards commodes en ruinant de pauvres hères pour enrichir des riches, riches par définition en exerçant la profession de banquier et autre profession très lucrative qui lui faisait un beau petit matelas de biftons placés sans doute en of shore pour ses vieux jours. Y a pas photo, elle battait d’outre tombe à plate couture cette pauvre TB qui elle, ne savait pas ranger ses placards, et qui, elle, au lieu d’insecticide faisait provision de confitures qu’elle ne mangeait pas.
Mais cessons de divaguer, revenons à nos moutons et reprenons l’histoire de X Connard à Rolex et de son éphémère Très Belle, surnom venu à elle par une faveur étrange du destin car elle s’entendait dire depuis peu au moins une fois par jour, alors que son astre était entrain de décliner : « je te trouve très belle »par des hommes de tous âges, en général assez bien mis de leur personne et qui sentaient instinctivement, par de mystérieuse voies que ça allait chauffer pour elle, qu’il fallait la soutenir. Bref, Il la rencontra un an jour pour jour après la mort de la défunte, à l’église où leurs racines exotiques communes les menaient naturellement. Coup de foudre instantané des deux protagonistes. XCR pensa : « cette femme, je la veux, il me la faut, c’est elle ma consolatrice, c’est Dieu et ma femme qui me l’envoient pour me consoler, je suis trop triste, je la veux tout de suite. Enfin… dans 4 jours », car l’homme avait le sens de la planification.
X Connard à Rolex était très seul malgré tout son fric. Des relations, il en avait en pagaille, mais des vrais amis à qui il pouvait ouvrir son cœur, avec qui partager les joies et les peines ? Pas bézef. Comment cela se pouvait-il ? La suite nous donnera peut-être des éléments pour une réponse argumentée.
Invitation. La dame esseulée depuis 3 ans après un cancer, la cinquantaine presque périmée, sensible au chagrin, aux beaux yeux bleus, aux origines communes et je ne sais quoi d’irrésistible, ravie, se dit « il me plait, il a l’air pas trop con, il a des sous, donc il n’essayera pas de vivre à mes crochets et peut-être m’invitera t’il au restaurant ce qui après des années de disette affective et d’hommes fauchés serait quand même bien agréable. Peut-être me sentirais-je de nouveau femme un peu choyée, précieuse et désirable. Le rêve ! Il faut dire que, très échaudée, elle était modeste dans ses aspirations.
Donc invitation. Galant, XCR demande : « que veux-tu faire ? » TB, curieuse du style de proposition, aimant l’inattendu et se disant que l’important n’est pas ce qu’on va faire, mais comment : « je ne sais pas…ce que tu veux ! » XCR « alors déjeuner au Club House de mon golf» ; TB horrifiée par la perspective de se retrouver avec des clones : « oh non pas ça! ». Ce sera déjeuner dans un chinois minable et quand même golf pour que XCR ne perde pas sa journée, tape quelques balles et se baigne dans la piscine du club devant les yeux incrédules de TB qui se dit « j’ai dû rater un épisode, j’ai dû rêver… ! » mais devant la réalité, se dit, magnanime : « il est triste, il ne faut pas se formaliser ».
Suivent 2 week ends
WE n°1 : TB a droit à un hôtel miteux, un resto passable, quelques caresses égoïstes qui la laissent totalement insatisfaite mais qui satisfont XCR… et puis sur le chemin du retour, un sandwich qui eu du mal à passer. A l’arrêt pique nique du retour, Il lui raconta comment lui et sa femme vivaient sur des palaces flottants à Singapour, des palais de Maharadja en Inde, les robes de chez Dior à 5000€ tout en mangeant avec délice et enthousiasme, pendant que TB le regardait horrifiée, un sandwich subtilisé dans la maison d’hôte où il l’avait couchée la seconde nuit pour 50 €, sandwich laissé par un autre client de la dite chambre, tandis que TB mangeait son sandwich, payé par ses soins.
Atterrée TB, sous le choc ! Serait- il avare ? Mais d’une avarice telle qu’elle n’en avait jamais rencontrée ! Soupçon horrible : il mange ce sandwich parce qu’il est gratuit !
Quitter cet homme séance tenante…fuir au plus vite ! Sa femme n’a peut-être pas trouvé d’autre échappatoire que la mort à l’idée de se retrouver en tête à tête ad vitam aeternam avec XCR !
Interrogatoire du suspect…économe, n’aime pas gâcher la nourriture… TB respire un peu…cependant que ses warning continuent de clignoter. Son avarice irait-elle jusqu’à celle du cœur ? TB aura la réponse à cette question primordiale plus tard. Mais TB était en disette affective. Ne jugeons pas de peur d’être jugé surtout hâtivement … laissons une chance…voyons plus loin…
WE 2 Maison de campagne du frère de TB…passons sur les commentaires peu gracieux sur l’hospitalité offerte…pendant que TB se provoque une tendinite carabinée à force de vouloir rendre un peu de lustre à la maison laissée à l’abandon, XCR profite… tout est bien…tendresse… déclarations enflammées, fusion en perspective, projets à long terme ( à 5 ans), la Grèce, la Bretagne, l’avenir radieux… TB, en femme d’expérience qui sait que promesses trop rapides veut dire promesses éphémères, reste sur la réserve et tente de calmer la planification excessive et propose plus modestement de vivre, de se connaître… de se faire du bien sur le chemin des projets qui viendront bien assez tôt… Indignation du protagoniste…
Retour du WE, soirée musicale chez des amis. TB est trop grosse donc pas baisable en l’état et priée de remédier sous peine de famine sexuelle… TB rentre le ventre, se sent tout d’un coup flétrie, moche à souhait, féminité envolée…bref réduite à l’état de tas en attente d’amélioration…Heureusement lui reviennent en mémoire des compliments récents de spécialistes… Très vite s’en suivent rudoiement, goujateries diverses…Décision de quitter illico presto le rustre…qui s’excuse, promet de réfléchir…et demande de la patience…
TB, rarement en panne de pardon, pardonne, excuse, il souffre, il est intelligent, c’est rare un homme qui écoute une femme et qui la remercie de ce qu’elle lui dit, …qui promet de tenir compte… de l’inédit, du jamais vu !…TB, bien qu’un peu dubitative, est bluffée…TB invite celui qu’elle nommait alors dans son cœur par le doux surnom de « Pire que Tout » et pas encore XCR, à venir la retrouver dans sa maison de villégiature.
Après donc qu’elle l’eut recadré sec une deuxième fois et qu’il l’eut copieusement remerciée de lui avoir dit ses quatre vérités qui l’éclairait beaucoup, XCR qui n’était encore à l’époque que Pire que Tout, lui suggéra imprudemment d’écrire ce qu’elle ressentait de ses contacts avec lui… mais tout à ses excuses et ses justifications pour supporter l’insupportable, TB remettait sans cesse au lendemain… elle écrivit plus tard après le désastre…
TB plaignit secrètement la défunte de XCR. S’il avait ce comportement avec elle, il l’avait également certainement eu avec sa femme…ce n’était pas uniquement en l’honneur de TB que XCR sortait son attirail de méchanceté et de mesquinerie satisfaite d’elle-même. Il faut dire que la grossièreté et le manque d’attention vous use une femme à la longue…même pas à la longue d’ailleurs.
Mais ne nous égarons pas (trop) et racontons le désastre. Donc, invitation, acceptation, promesse de traiter respectueusement TB, une femme qui lui fait tant de bien, déclare même rêver d’elle. Tout baigne…le séjour s’annonce plein de promesses…
TB, malgré la tendinite qui s’aggrave, incapable de se servir de son bras droit, fait le ménage, se lance dans des améliorations dans sa maison, laissée en panne pour cause de cancer. Paye un bricoleur, achète une armoire, rempli le frigidaire, fait de la place pour les affaires du chéri de son cœur… regarde ses placards et les tas qui gisent un peu partout avec consternation…impossible de ranger, bras bloqué…mais bon…un homme ne vient pas en vacances chez sa belle pour inspecter ses placards… lui achète un cadeau pour son anniversaire, bref prépare avec plaisir et le cœur plein de joie l’arrivée du dit. L’idée la traverse même de demander à cet homme organisé de l’aider à mettre de l’ordre…! Aussitôt pensé, elle abandonne cette idée saugrenue…il sera là pour se reposer, pas pour faire du rangement… Il est quand même pas con au point de se formaliser pour un désordre qu’il sait coutumier chez TB (on ignore s’il appelait déjà en secret TB : Femme à Larguer D’are D’are Après les Vacances pour Cause de Désordre Caractérisé (FLDAVCDC), on pense que oui… !)
Passons quelques péripéties et arrivons-en au principal. XCR avise de son arrivée prochaine pour 8 jours. Débarque donc à la gare XCR. Baiser distrait, froid, rapide, sur la joue. La suite est contenue en germe dans ce baiser…TB est tétanisée…quel contraste avec tout le mal qu’il s’est donné pour venir : SMS tendre, coups de fils (peut-être uniquement pour venir ?) mais elle se dit dans sa tête d’optimiste : « il a besoin de marquer une distance, il ne se précipite pas, il prend son temps, il me prendra dans ses bras tout à l’heure, à la sieste…Respectons son besoin. Pas de pression… »Arrivée à la maison, déballage de la valise. XCR se débarrasse de 2 des bombes insecticides collectionnées par sa défunte en guise de cadeau, plus un chevalet miniature, toujours de la même. Bref, il en profite pour désencombrer sa maison. Du pinard pour lui. Un peu rude quand même comme tendres retrouvailles. TB, qui ne va jamais chez les autres sans un petit quelque chose à offrir, est choquée. Mais les femmes sont les femmes, elle laisse passer sans broncher…il a fait miroiter tant de moments sereins en perspective et lui a même dit qu’elle avait le cœur ouvert…attendons de voir ce qu’il va y déverser… elle ne fut pas déçue !
S’en suivent 4 jours sans un geste d’affection, une gentillesse, une attention, une invitation au resto…mais TB, en passe de devenir sans le savoir TBIRP(Très Belle Incapable de Ranger ses Placards), fait tout ce qu’elle peut pour faire plaisir à son invité, ponte de la finance internationale, occupé depuis qu’il a arrêté sa brillante carrière à prêter de l’argent à des amis imprudents et par la même à les ruiner sans ciller, on ne se refait pas…enfin, un c’est certain, le second, grand risque de perdre sa chemise…mais après tout, c’est leur problème…avaient qu’à être aussi intelligents que lui pour faire se multiplier les biftons…et puis il faut bien s’occuper…
Bref, 4 journées de petits soins, de piques niques préparés avec amour, de baignades …4 jours tout occupée à se plier en 4 pour le plaisir de XCR, pour le plaisir de faire plaisir. Arrêt brusque. Interrogation brutale : a t’il consacré 5 minutes à s’intéresser à TB et à ce qui lui ferait plaisir ! Réponse : NON ! A t’il fait l’ombre d’une manifestation d’affection ? NON !
TB demande à XCR s’il connaît une chanteuse lyrique qui a marqué le 20ème siècle par sa voix unique et sa mort prématurée. Réponse : « Qui fait quoi, ça ne m’intéresse pas, il n’y a que le résultat qui compte. De toutes façon, Il y a peu de personnes qui m’intéressent, si ça peut me rapporter quelque chose, si c’est efficace, ça m’intéresse, sinon, non. » Edifiant ! Question de TB : « et moi je t’intéresse ? ». Réponse : « de temps en temps ». TB supposa après coup que XCR s’intéressait à elle quand elle lui faisait la cuisine, quand elle l’invitait en vacances chez elle… mais son standing étant nettement insuffisant, elle ne devait pas l’intéresser beaucoup puisqu’il n’envisageait pas d’avenir avec elle. Elle ne lui rapporterait pas quelque chose d’assez substantiel en terme de prestige social et de richesse matérielle … certes elle préparait de bons piques niques gratuits, elle connaissait des bons coins pour se baigner, mais on ne fonde pas une existence sur des choses aussi insignifiantes.
Enquête le lendemain matin après une nuit d’insomnie peuplée d’interrogations : « tu ne m’a pas prise dans tes bras une seule fois depuis que tu es arrivé. Pourquoi ? XCR : « si je ne t’ai pas touchée, c’est que j’embrasse ma femme, je la prends par la taille, je lui fais l’amour à longueur de journée… alors évidemment… pas beaucoup de place pour toi. Et de toute façon, je t’observe depuis 4 jours et qu’est-ce que je constate ? Ta maison ressemble à un campement de romanichel, placards en désordre, pas normaux, pas de bon vrais placards. On te donne 300 mètres carrés et tu fais le même campement… ! Et c’est du cent pour cent ! ca reflète exactement ce que tu es ! Et en conséquence de quoi, aucun de nos projets de vie commune ne pourront aboutir. »
TB est atterrée. D’abord, elle ne voyait pas si loin. Les projets, c’était ceux de XCR(X Connard à Rolex pour mémoire). Elle voit subitement tout ce qu’elle a fait pour faire plaisir piétiné, rayé d’un revers de mots…mais elle a l’espoir tenace…l’espoir de quoi, d’ailleurs ? Tout bêtement, l’espoir du partage des joies et des peines, quelqu’un à aimer, être aimée… tout stupide que soit cet homme, il n’avait pourtant pas l’air si con, enfin, il lui avait semblé…
Alors au lieu de le virer séance tenante, elle s’accroche, elle proteste, pathétique, jure qu’elle peut s’améliorer, que dorénavant elle apprendra à ranger ses placards, que si elle n’en a pas, elle en aura… elle aura même une femme de ménage… elle est prête à changer de maison, à en acheter une grande avec des placard partout…Entre nous, elle était tout à fait lamentable, mais on n’arrache pas d’un coup un sparadrap sur une plaie saignante…
Lui, inflexible. « Non…Ca ne s’apprend pas, c’est intrinsèque…jamais je pourrais vivre avec une femme qui ne sait pas ranger ses placards. Ca reflète ce que tu es. Chaos à l’extérieur, chaos à l’intérieur…Ma femme, elle, savait ranger ses placards malgré le fait qu’elle ne les rangeait pas toujours exactement comme je le voulais, ça créait des tensions, mais en gros, elle savait…Circulez, il n’y a plus rien à voir. On peut se voir, déjeuner ensemble. Vie commune, Niet !»
Pourtant, il les avait déjà vu ses placards, à Paris…avant de lui faire des déclarations d’intention…il se doutait bien que ce n’était pas une rangeuse professionnelle en venant dans le midi…Alors ? Tentation de passer des vacances sans débourser un centime ou le moins possible ? Sur ce point la réussite était parfaite. Et puis qu’avait-elle fait pour un mériter un désintérêt aussi rapide ? Peut-être qu’elle avait protesté un peu trop fort lorsqu’il lui avait marché sur les pieds ? Peut-être après tout, ne l’avait-il jamais remerciée dans son fort intérieur après ses remarques, et l’avait-il rayée rapidement sans rien lui dire de la liste de ses candidates possibles au bien être conjugal silencieux et obéissant! Ou peut-être son standing décidément n’était pas en rapport ?
Donc voilà notre pauvre lamentable TB réduite à devenir TBIRP(Incapable de Ranger ses Placards) point barre et sans doute pour XCR, Femme à Larguer D’are D’are Après les Vacances pour Cause de Désordre Caractérisé (FLDAVCDC). Difficile à avaler d’un coup.
La décision fût prise de prendre le soir une décision pour décider si XCR(bien que pas encore officiellement baptisé de ce nom, mais en forte instance…), je reprends, si XCR partirait le lendemain après avoir mangé des moules la veille, ou resterait avec le statut d’ami pour la fin de ses vacances gratuites : chambre à part, moules, mûres, balades, baignades et tout…
Ils allèrent à la plage, lui le cœur léger, au pire, il mangerait de toute façon des moules, au mieux il continuerait ses vacances gratos… Elle, le cœur en miettes, se disant : « bon c’est le moment de vérité, apprends, évolue, surmonte l’épreuve, montre à cet homme que malgré le fait que tu ne saches pas ranger tes placards, tu es une femme forte, capable de faire contre mauvaise fortune bon cœur… » Quelle obstination dans l’aveuglement ! Bref passons…
Elle regarde le ciel, la mer à travers son chagrin, dessine (une merde, elle ne fait que ça depuis qu’il est là… c’est ça l’inspiration…) fait bonne figure. Se baigne, contente de surmonter apparemment l’épreuve… dans l’eau, un bel homme, la cinquantaine, un corps d’Apollon, avec qui elle avait échangé quelques mots lors d’une dernière baignade quelques jours auparavant, lui glisse en passant que les petits cris de plaisir qu’elle pousse lorsqu’elle se baigne l’émeuvent au plus haut point…Ca lui remonte le moral… elle le remercie et lui dit que ce n’est pas le cas de l’homme qui l’accompagne… il lui suggère de l’empoisonner, elle répond qu’elle a déjà choisi un moyen juridiquement moins dangereux : le train.
Ragaillardie par cet hommage inattendu à sa féminité en ce moment critique, TB regagne le rivage où XCR l’époustoufle en lui proposant de lui offrir une glace. M’offrir une glace !!!!!! Miracle des miracles… le premier geste, la première chose offerte depuis son arrivée… ! Elle tempère son enthousiasme en réalisant que s’il lui offre une glace, c’est qu’il en a envie d’une…et puis la possibilité de quelques jours de vacances gratuites au frais de TB vaut bien un petit geste…
Ils mangèrent leur glace. Le démon de l’explication reprit TB, l’espoir sans doute revigoré par l’hommage rendu par l’Apollon des plages. Elle se lance, naïve : « mais tu sais, le rangement n’est pas le plus important pour la construction d’un couple. Le respect de l’espace et de la liberté de l’autre me semble à moi plus fondamental ». « Si ! C’est la chose la plus fondamentale. Si ce n’est pas là, rien n’est possible ! Ca reflète ce qu’on est à l’intérieur. Bordélique à l’extérieur, bordélique à l’intérieur, aucun ordre, rien, incurable… ! » « Tu ne te sens pas bien chez moi ? ». « Non ». Entre nous, la vérité est toute autre, cette histoire de placard est une fausse barde, ou alors, c’est qu’il est tellement con que ce n’est pas possible. Mais s’il est si con, comment a t’il gagné tout cet argent ? Peut-être tout simplement parce qu’il est non pas intelligent, mais malin ?
TB tente encore une perche et insiste : « tu ne m’aimeras jamais alors (sous entendu parce je ne sais pas ranger mes P… ? » Réponse : « NON ».
Coup de sang de TB qui décida d’anticiper sur la décision de décider : « tu viens de me cracher au visage, je ne veux pas que tu restes une minute de plus dans la maison d’une romanichelle où tu ne te sens pas bien, ni que tu restes avec une romanichelle une minute de plus. Du balai ! Je t’amène illico presto à la gare…Finies moules et vacances à l’œil !
Ce qui fut fait : retour piteux, bagages vite faits, silence, fureur vexée de l’un, c’était probablement la première fois qu’il se faisait foutre à la porte, il pensait sans doute que tout lui était définitivement permis vue sa capacité phénoménale à gagner de l’argent.
XCR pensait. TB ne sait pas exactement à quel moment il a eu ces pensées, ni de leur exactitude, mais ce dont elle était certaine, c’est qu’il en avait eu d’approchantes… : « Standing insuffisant pour moi qui suis si génial… je ne vais pas m’encombrer d’une romanichelle alors que je suis arrivé si haut, pas assez représentative, impossible de l’emmener au club de golf, j’ai un rang à tenir. Fauchée, en plus, elle risque de me coûter de l’argent. J’en ai dépensé assez pour ma femme, basta… il faut que je me trouve une femme avec standing en rapport, et qui ne me coûte pas un sou et qui me prouve noir sur blanc qu’elle sera docile et comprendra au quart de tour, rangera bien ses placards et ne me fera de réflexions désagréables sur mon comportement, qui me laissera être désagréable avec elle quand j’en ai envie. Ca court les rues, les femmes célibataires avec de l’argent qui ne rêvent que d’une chose, c’est de rencontrer un homme comme moi, une riche veuve, ça serait bien, je n’aurai qu’à me baisser pour en ramasser une… Une salope quand même, cette TB Incapable de Ranger ses Placards, elle aurait pu me laisser finir mes vacances tranquillement et manger mes moules. »
Des pensées de con, en somme. De con cynique …qui se trompe gravement…les femmes d’aujourd’hui ne sont plus des serpillières…
Quand à l’avarice du cœur, la pire, le lecteur tirera ses conclusions lui-même à la lecture de ce récit.
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